Déjà en 2009 le CAEA avait apporté son concours à la restauration par les élèves de Supaéro du Mirage IIIA 02 par son conseil, le prêt de ses bâtis de repos fuselage et voilures, et son aide décisive au remplacement du transparent de verrière.

En 2015, l’ENSICA étant regroupé avec l’ENSAé au sein de l’ISAE, le bâtiment de la place Emile Blouin était destiné à d’autres activités et il fallait déménager tous les matériels  aéronautiques. Parmi ceux-ci figurait le Mirage IIIA 10 qui a représenté pour les déménageurs un gros problème, l’avion étant au milieu d’une cour depuis un temps certain, il ne restait que deux solutions : le démonter ou le soulever à l’aide d’une grue pour le faire passer par dessus les bâtiments, la troisième solution consistant à le découper et à envoyer les morceaux à la ferraille ayant été jugée inacceptable.

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Divers organismes, sociétés et associations ont été consultées et c’est le devis du Conservatoire prévoyant le démontage de l’avion qui a été retenu.

Une équipe est donc partie à Toulouse le 21 mars pour une opération devant durer une semaine. Elle a attaqué le travail avec ardeur, percé beaucoup de têtes de vis des portes et karmans situées à l’extrados, démonté les roues et blocs freins avec force et détermination, bivouaqué sur place, et a buté sur une difficulté prévisible, mais qu’il n’était pas possible d’identifier  avant démontage : les incompatibilité des outillages série avec les prototypes.

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Il a été nécessaire d’étudier les adaptations d’outillages série sur les axes prototypes, ce qu’a fait Serge Hotton, et de réaliser les pièces, ce qu’a fait l’ISAE.

Comme il n’était pas question d’attendre sur place la réalisation des adaptateurs, l’équipe est rentrée.

Pour limiter les dépenses, il a été prévu de ne passer à la phase suivante, donc à la réservation des camions et de la grue, qu’une fois la dépose des voilures réalisées.

Nos volontaires sont repartis le 4 avril pour une partie dont certains doutaient de la réalisation et ils l’ont fait, le 6 avril les deux voilures étaient séparées, sans casse sur les attaches et axes.

Après un grand exercice de respiration et quelques photos, ils ont remis de l’ordre dans la cour, rangé le matériel et sont rentrés à la maison.

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La phase suivante commencera le 26 avril, avec le transfert de l’avion à Rangueil et l’éclissage des voilures, le remontage du saumon de dérive et des karmans, le remontage des freins et des roues et le verrouillage  du train d’atterrissage.

Après cela il ne restera plus qu’à charger une remorque de 40 pieds avec nos bâtis, outillages et quelques violettes.

Un reportage dans le magazine objectif aquitaine, sur l'aviation en aquitaine.

Lisez l'article paru dans Sud Ouest du 14 août 2012 dans lequel Hugues nous parle de sa passion