Dassault Mystère IV A Logo

FranceChasseur-intercepteur de jour
Expo à l'extérieur

 - Historique


En août 1951, le Service Technique de l'Aéronautique passe un marché à Marcel Dassault pour la réalisation d'un prototype expérimental, ne devant pas être produit en série, plus évolué que le chasseur Mystère II et pouvant atteindre Mach 1. L'appareil, appelé MD452 Mystère IV 01 (réacteur Rolls-Royce Tay), est uniquement destiné à tester une nouvelle aile.
Le prototype vole le 28 septembre 1952 à Melun-Villaroche aux mains de Kostia Rozanoff. Les 1er essais révèlent un appareil très réussi, de classe internationale, en dépit d'une légère sous motorisation.
En décembre 1952, une importante mission américaine, dont le célèbre pilote Chuck Yeager fait partie, vient essayer les avions de combat français afin de choisir un modèle dont le financement doit être assuré par l'OTAN. Le Mystère IV A est retenu.
En avril 1953, conséquence de la décision américaine, le secrétariat d'Etat à l'Air commande 225 appareils financés par le Plan d'Assistance Militaire de l'OTAN.
Le Mystère IV A s'avère une grande réussite. Puissamment armé, fiable, robuste et manoeuvrant, il est facile à piloter. Longtemps après l'apparition en service des chasseurs supersoniques Mirage, il demeure l'appareil de formation des jeunes pilotes sortant de l'Ecole de chasse.

   - Production


411 Mystère IV A de série ont été produits, dont 242 pour l'Armée de l'Air.
Les 50 premiers appareils furent dotés du réacteur britannique Tay, les suivants avaient des réacteurs Hispano-Suiza Verdon (développement français du Tay ).
Au plus fort de sa production, 25 appareils par mois sortaient de l'usine de Mérignac.

Aux couleurs de la 8

   - Exportation

Le Mystère IV A a été adopté par l'Inde et l'Israël, qui l'utilisèrent lors de différents conflits.
Les 1er des 59 exemplaires livrés à Israël ont assuré à cet état la maîtrise du ciel durant la campagne de Suez, en octobre 1956, face au célèbre MIG 15 Soviétique.

   - Carrière

Six escadres de chasse furent équipées du Mystère IV A à partir de la fin de 1954. (2eme , 5eme, 7eme, 8eme, 10eme et 12eme)
Il équipa également les Groupes Ecoles GE 312 et GE 314 ainsi que le Centre d'Expérimentations Aériennes Militaire et le Centre Technique de Bombardement.

Presque trentenaires, le retrait définitif des derniers Mystère IV A n'est intervenu qu'au mois de novembre 1982 après que la 8eme escadre soit passée sur Alpha-Jet.

Il a également marqué sa carrière dans l'Armée de l'Air comme monture de la Patrouille de France, de 1957 à 1963.

Caractéristiques
Envergure 11,12 m 3 vues
Longueur 12,89 m
Hauteur 4,46 m
Poids au décollage, avion lisse 7750 kg
Poids max. au décollage 10400 kg
Vitesse maximale 1120 km/h au niveau de la mer
Distance franchissable 1310 km
Altitude max. 14800 m
Réacteur 1 Hispano-Suiza Verdon 350 de 3400kg de poussée
Armement interne 2 canons DEFA 551 de 30mm

 

L'appareil du CAEA
numéro de série Le Mystère IV A du Conservatoire, le n° 299, a fait son premier vol le 26 novembre 1956 et fut pris en charge par l'armée de l'air le 18 décembre de la même année. Affecté à l'escadron de chasse 1/2 "Cigognes" à Dijon, le 14 janvier 1957, il se trouva dès le début de sa carrière incorporé à la Patrouille de France (PAF). Suite à l'éclatement d'une tuyauterie, le 299 retourne à Mérignac pour y être réparé. En 1962, notre 299 rejoint la 7 à Nancy et de ce fait, reste toujours intégré à la PAF. Il sera un des quatre avions qui y aura servi depuis ses débuts jusqu'à sa dissolution en 1964. A partir de 1964, le 299 est affecté à l'escadron de chasse 1/8 "Saintonge" à Cazaux. Il y restera jusqu'à sa réforme le 20 mai 1979. Le 26 juin de la même année, après avoir effectué 4496 heures de vol, il est remis au Musée de l'Air. En automne 1993, en enfant prodige, il revient à Mérignac, qu'il avait quitté pendant 37 ans, au sein du Conservatoire.

Visible dans le hangar