Dassault Mercure 100 Logo

France  Transport civil moyen-courrier

 - Historique


En 1967 Dassault, soutenu par la Direction Générale de l'Aviation Civile, propose de concurrencer le Boeing 737 par le haut de gamme, c'est à dire avec un appareil comportant 140 sièges, ce qui permettrait à la société d'appliquer au transport civil son savoir faire en aérodynamique des hautes vitesses et la sustentation à basse vitesse.
L'appareil est baptisé Mercure par Marcel Dassault : « Voulant donner le nom d'un dieu de la mythologie, je n'en ai trouvé qu'un qui eût des ailes à son casque et des ailerons à ses pieds, d'où le nom de Mercure.». Des outils de calcul très modernes pour l'époque sont mis en oeuvre pour le développement de la voilure du Mercure : bien que plus gros que le Boeing 737, le Mercure va plus vite. En juin 1969 la maquette échelle grandeur nature de l'avion est présentée au Salon du Bourget.
Le 4 avril 1971, le prototype Mercure 01 sort de l'usine de Mérignac.
Propulsé par des réacteurs Pratt & Whitney JT8D-11 (6800 kg de poussée), il effectue son 1er vol à Mérignac le 28 mai 1971. Le second prototype vola avec la version définitive des réacteurs, les JT8D-15, le 7 septembre 1972.
Le 19 juillet 1973, le premier avion de série effectue son premier vol.
Le 12 février 1974, Mercure est certifié en catégorie II ; le 30 septembre 1974, il est certifié en catégorie III A pour l'atterrissage automatique tout temps (minima de 150m de visibilité à 15m d'altitude) ; le 13 décembre 1974 il est certifié pour satisfaire aux niveaux bruit OACI annexe 16.
Cet avion, construit avec l'esprit Dassault , était surnommé « le chasseur d'Air Inter » par les pilotes de la compagnie.
Il fut également le 1er avion de transport a être exploité aux mains d'un équipage entièrement féminin.

Voir aussi le projet Mercure 200.

En expo

Cabine    - Commercialisation

Dassault essaie d'attirer les grandes compagnies aériennes, ainsi que les compagnies locales, en présentant le Mercure comme le successeur du Douglas DC 9. Quelques compagnies se déclarent intéressées mais ne passent pas de commandes, mis à part Air Inter. En effet compte tenu des difficultés économiques du moment (dévaluation du Dollar, crise pétrolière, etc...) et un marché américain dominé par Boeing et Douglas, le Mercure ne réussit pas à percer le marché international, et ce malgré un coup d'exploitation réduit de 25% par rapport à ses concurrents.

   - Production

Afin de faire face aux prévisions de production en grande série, (la 300éme machine était prévue fin 1979), Dassault crée quatre usines spéciales : Martignas, Poitiers, Seclin et Istres. Le 30 janvier 1972, Air Inter commande 10 exemplaires qui doivent être livrés entre le 30 octobre 1973 et le 13 décembre 1975, il est mis en service le 16 mai 1974.
En l'absence de commande d'autres compagnies, la chaîne de montage est arrêtée le 15 décembre 1975. Seuls les 2 prototypes et les 10 avions d'Air Inter auront été produits.

   - Carrière

Le 29 avril 1995, les deux derniers des onze Mercure en service sur le réseau d'Air Inter (le prototype 02 avait rejoint sa flotte) effectuent leur dernier vol. A l'heure de leur retraite, leur bilan est éloquent : 360 000 heures de vol, 44 millions de passagers transportés en 440 000 vols, sans accident, avec une régularité de service de 98%.

Caractéristiques
Envergure 30,55 m 3 vues

Les toilettes sont par ici

Longueur 34,84 m
Hauteur 11,35 m
Surface alaire 116 m2
Masse à vide 31 800 kg
Masse max. 56 500 kg
Equipage 3
Passagers 124 à 150
Vitesse max. 925 km/h
Vitesse de croisière économique 870 km/h
Vitesse ascensionnelle 1 000 m/mn
Plafond d'utilisation 12 000 m
Distance de décollage 2 750 m
Distance d'atterrissage 1 650 m
Distance franchissable 1 700 km
Réacteurs 2 Pratt & Whitney JT8D-15 de 7 030 kg de poussée chacun.

 

L'appareil du CAEA
Cockpit Le Mercure 100 du C.A.E.A. est le 6, F-BTTF.

Il est sorti de l'usine d'Istres le 18 novembre 1974 et mis en service à Air Inter le 27 novembre suivant.

Le "Tango Fox-trot" effectue son dernier vol commercial le 1 septembre 1994 entre Biarritz et Orly, réalisant ainsi sa 35341éme heure de vol et son 42300éme atterrissage.

Il effectue finalement un dernier vol le 19 septembre 1994 pour se poser sur la piste 23 de Mérignac afin d'intégrer le Conservatoire.

Fin décembre 2009 on constate qu'une pièce du train droit a cédé.

Pas visible, stationné sur zone civile